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Version Gasy de la célèbre fable de LA FONTAINE

Version Gasy de la célèbre fable de LA FONTAINEcorbo

LÉ CORBÔ et LÉ RÉNARD

Mettre un corbô pétraka sur un jamblonier
Avec dans son bec un fromaze – Lavachekiri !
Mettre un futé Rénard pour l’odeur il lèché
Comme un p’tit lutin a peu près sur sa languette :
Ô Djay! Manaona Tomp’ko Ranga Bé Corbeau “ dit-il
Qué sé vous, c’est tsara taré mitsy! Vous etre bel alors!
Çà m’attire si votre tapage
Sé rapporte a votre charriage et a votre plimage !
Vous etre le Grand Band-Rôle Mahagaga-mitsy
des tous les autres bougres-de-cons dans ce bois, Léléna !
A ces mots, lé corbo né sé sente plus de joie!
Il ouvrit sa grande gueule, et latsaka ny fromaze, léty Ah…
Lé Rénard, il l’attrape et dit “ Misaotra betsaka Ranga
Après Réné qui étouffe la terre avec ses kabary
Vite dépense et c’est lui qui l’écoute alors :
Cette lésson vaut bien un fromaze lavachekiri sans doute-t-il?

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Les milles paradoxes de Madagascar et Antananarivo

Quelle maléfice entoure cette ile, ce peuple ? Tant de contradictions sont au cœur de la vie de tous les jours, des actions et de la culture.

Peut on imaginer qu’on puisse être a la pointe de la technologie en terme de télécommunication, être adepte du paiement par mobile money quand les pays occidentaux en sont encore aux balbutiements, et se retrouver parmi les pays les plus pauvres du monde.
Comment comprendre que les trottoirs sont faits pour les marchands, la moitié des routes pour les pietons ?
Comment un peuple si pieu a ne pas manquer une messe du dimanche, peut exercer en abusant de son prochain sans hésitation ?
Comment le fihavanana au centre de la morale, peut rendre les hommes indifférents aux notions de charité et de solidarité ?
Comment ces intellectuels si brillants ne servent finalement pas leur nation ?

L’article de Nota Bene, financé par la banque mondiale est une belle démonstration d’un début de demarche tirant tout le monde vers le haut. Il serait bon que d’autres qui n’en pensent pas moins puisse renforcer les rangs de ces “penseurs” plutôt qu’intellectuels. Il faudrait aussi que ces idées servent à ceux qui detiennent le pouvoir pour que leur action puisse être couronnée de succès, pour le bien de tous.

Agir pour ses idées : c’est effectivement la que le bas blesse. Il se trouve que beaucoup pensent plutôt bien mais n’agissent pas pour defendre ce qu’ils pensent. Il s’en trouve aujourd’hui déteint dans les partis politiques qui fleurissent de tout bord sans vraiment d’idées qui seront portées par un collectif convaincu et militant

Le refrain bien penser et bien dire, on l’a entendu très souvent, peut être trop ; a quand le BIEN FAIRE. On ne peut pas dire que les malgaches ne sont pas dans l’action ! Par contre, lorsqu’ils sont dans l’action, ils le font trop souvent MAL. Cette maladie contagieuse a qui tend au nombrilisme fait trop de ravage parmi les élites. Les intellectuels, cliché plutôt péjoratif, sont indispensables a notre société. Ils sont la vrai richesse d’une nation des lors qu’elle s’emploie à travailler pour faire avancer le collectif. Vous devez être regroupé comme certain l’ont déjà initié en think tank et non en reseau d’influence, afin que les hommes au pouvoir puissent être orienté ou avoir les bons outils pour coordonner la mise en œuvre de vrai programme de développement. Cela ne s’adresse pas forcément a des politiques.

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