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L’analyse de la triste analyse de la BM #Madagascar

L’analyse de la triste analyse de la BM

Le Mois dernier la Banque mondiale sort un triste rapport sur l’état de l’économie malgache et surtout de ses conséquences sur la population.
Chaque source sera cité et seul les commentaires seront personnels. Revenons sur les points cités par cette étude ;

Un constat dramatique ;
Depuis 1960, le PIB par habitant n’a cessé de chuter approchant aujourd’hui un niveau qui met Madagascar dans les plus bas à l’échelle de la planète. Pourtant, nos voisins n’en restent pas la et effectuent des corrections qui mériteraient de servir d’exemple pour les tenants du pouvoir.PIB_voisinTx_croissance

Le fragile state index positionne Madagascar dans la catégorie critique alors qu’en 2009 nous étions déjà en Danger. Il n’y a guère de gloire a constater que les dirigeant qui voulaient changer un régime qu’il pensait totalitaire ont finalement abouti a un effondrement de la situation, au point d’etre parmi les leaders des cancres de la zone Afrique…Fragile State IndexQuel est le prix a payer par les populations ;
Selon la Banque Mondiale, avec le taux de croissance à Madagascar, il y aurait aujourd‘hui environ 2,5 millions de malgaches de plus qu’en 2008. Or depuis, l’économie s‘est peu développée. En conséquence, le revenu par habitant a chuté à son niveau de 2003. En 2012, le revenu par habitant est environ de $100 inférieur à ce qu’il aurait pu être dans le cadre d’une trajectoire de croissance normale, ce qui fait peser un très lourd impact sur un pays dont le PIB par habitant est d‘environ $450PIB scenarioLes victimes de cette crise sont encore et toujours la population : 4 millions de personnes passées sous le seuil de la pauvreté de 2008 à 2012basquartierTaux de pauvreté à 77% en 2010 est passé probablement à 86%, presque un record du monde alors que paradoxalement nous n’avons jamais vu autant de voitures neuves circuler, autant de chantier de construction de villa.
enfant

Un lourd tribu au niveau social ou les enfants sont déscolarisés ; 500.000 non scolarisés.

Augmentation de plus de 50 % de malnutrition infantile, ou 53 % des enfant sont en retard de croissance. Sans parler du coté sanitaire ou les médias recommencent a parler de cas de décès du à la peste ou autre maladie conséquence de cette extreme précarité.

Mais il n’y a pas que la population qui est malade ; En plus des dégâts cycloniques, de sévères coupes budgétaires (investissement et entretien) se sont traduites par une dégradation croissante des infrastructures: routes, énergie et eau.
pont

La gestion des priorité n’a pas été le fort de cette transition. Les fonds qui étaient disponibles ont servi à construite des coliseums, des stades et des hôpitaux qui font objet de polémique quand aux prix couts accès aux soins. Des fonds auraient pu être investis pour l’entretien des routes, la sécurisation des digues, la gestion des besoins énergétiques.
corruption

 

La bonne gouvernance a fait les frais de cette transition ou ; on a pu constater une Recrudescence de l’insécurité, Une Mauvaise gouvernance de l’exploitation des ressources naturelles, une augmentation de la Corruption, ainsi qu’une Faible transparence dans la gestion des ressources publiques.

 

Cette faiblesse de l’économie et sa structure tournée principalement sur le vieux continent rende encore plus vulnérable Madagascar surtout par ces temps de crise mondiale. 15 % des IDE proviennent de la zone Euro. La vulnérabilité de l’économie malgache est du fait de sa dépendance aux exportations et au tourisme.

classement
En dépit de certains efforts, Madagascar continue d’accumuler du retard dans plusieurs dimensions essentielles de son climat d’ínvestissement. Le pays se trouve encore au bas du classement mondial tant en termes de qualité du climat des affaires que de connaissance et de compétitivité de l’économie
Doing Business Indicator (DBI): 144 ème sur 181 en 2009; 149 ème sur 175 en 2007
Logistic Performance Indicator (LPI): 88 sur 155 pays en 2010
Knowledge Economy Indicator (KEI): 112 ème sur 134 pays en 2008
Growth Competitiveness Index (GCI): 121 ème sur 133 pays 2009-2010

Selon le Global Competitiveness Report 2012-2013, les 5 premières contraintes majeures dans l’environnement des affaires sont: (1) l’instabilité politique, (2) l’instabilité du gouvernement, (3) le manque d’accès au financement, (4) la corruption et (5) l’insécurité

La banque Mondial semble vouloir mettre l’accent sur l’importance du secteur privé a faire des efforts pour relever l’économie. Or rien n’est mis en œuvre pour aider les entreprises a apporter leur contribution dans le redressement du pays entre autres carences,
Le manque d’accès au crédit reste une contrainte sévère à la croissance et affecte toutes les tailles d’entreprise, sauf les très grandes.

Crédit au secteur privé par rapport au PIB: 11 % du PIB en 2012 – un des plus bas du monde. Mais il était à 10 % en 2006: problème de longue date, pas seulement la crise

Un secteur bancaire et financier sous-développé et peu diversifié. Pénétration 22 % en 2011 inférieure à la moyenne de l’Afrique Sub-Saharienne de 31 %. Mais secteur stable et fortement rentable – 11 banques représentant environ 95 % de l’actif total par rapport au PIB; des taux d’intérêt élevés; sur-liquidité

Secteur de la microfinance est dynamique et en expansion et contribue à renforcer la pénétration en milieu rural. Défis du secteur: (1) professionnalisation des IMF en émergence particulièrement en matière de gouvernance, au niveau comptable et dans la maîtrise des coûts et (2) couverture nationale dans les zones enclavées. Mais les causes de ce déficit sont mal connues, en dehors de la crise politique et gouvernance, et les solutions doivent être mûrement réfléchies ?!?

Coûts élevés de la logistique
Manque de connectivité et coûts excessifs des transports
Electricité non fiable et coûteuse
Manque de compétence et faible compétitivité de la main d’œuvre
Difficulté de l’accès au foncier
Inefficacité de l’administration

On peut constater d’ailleurs, que le climat permettant les investissements n’est pas au rendez vous avec le graphe ci dessous car le secteur minier fausse les données.

instat

Les Perspectives
Apres avoir brossé un tableau plutôt noir (mais réaliste) de la situation, une lueur d’espoir point à l’horizon.
Mais il faut avant tout une fin de la crise POLITIQUE par une élection. Faire en sorte qu’elle se tienne. Alors seulement dans ce climat stabilité politique pourra germer les graines d’une reprise économique. Car il existe bien quelques signes nous laissant présager un possible retour à la croissance :
Le tourisme (toujours à 60% d’avant la crise)
le secteur minier
le textile industriel avec l’accès au marché US sous l’AGOA
le redémarrage des actions des bailleurs dans les travaux publics
l’arrivée de nouveaux investisseurs étrangers
l’appétit des banques sur-liquides pour investir dans un environnement stabilisé
l’investissement par les entreprises nationales après 5 ans de crise (agro-business, NTIC et autres)

tourisme

Le secteur minier représente une opportunité économique importante à Madagascar, mais les bénéfices des projets en cours et des projets à venir ne se feront ressentir que dans un avenir lointain, et dépendront également d’une résolution de la crise politique, d‘un cadre macroéconomique et structurel adéquat et un renforcement significatif des institutions concernées.
Baisse des investissements et des flux financiers suite à l‘arrivée à terme de la phase d‘investissement des grands projets miniers.mines

Nombre modeste d‘emplois créés (environ 12.000 pour le plus grand projet, comparé à une population active de 13,5 millions).
Les revenus fiscaux prendront plusieurs années à se matérialiser (faible sur 8 ans, plus important sur les 20 ans suivants).

Impacts du début de l’exploitation d’Ambatovy
Contribue à environ 1.5% de croissance annuelle du PIB par année sur 2012-14

Retour à la croissance ?
Croissance 2011 : 1,9 %
Croissance 2012 : environ 2 à 3%
–Croissance prévue en 2013: 4% (minier compris)
–Croissance non-minier en 2012-13: 2.5%
–Donc baisse continue du PIB par tête

Pour l’après-crise: 5% en 2014 mais…

La banque mondiale voit ici les 7 conditions d’une sortie de crise

Assurer la transition politique jusqu’à son terme
Assurer la stabilité macro-économique, fiscale et monétaire en sortie de crise (difficile!)
Forte transparence dans l’action de l’Etat (budget, gestion des ressources naturelles, etc.) pour donner la confiance
Lancer immédiatement des efforts en énergie et infrastructure
Doing Business: Maximiser les efforts « première génération » d’amélioration du climat des affaires
Eviter les erreurs protectionnistes et interventionnistes
Lancer les concertations (population, secteur privé-DPP, ONG) et la préparation d’une stratégie de développement: vision à long terme/actions à moyens terme

“Première génération”: simplification et mise en transparence des nombreuses procédures administratives, levée des contraintes réglementaires de faible pertinence, modernisation de fonctions essentielles dans des entités fonctionnelles (EDBM, douanes, etc.)
“Deuxième génération”: justice, renforcement des capacités du secteur public, mécanisme de suivi-évaluation des politiques

Et pour un développement LONG TERME

Défi 1: Des déficits d’infrastructure criants
-Énergie – quantité, qualité, coût
-Routes et autres sous-secteurs transport – idem
-Pas seulement hardware mais software (règlementation transport aérien, facilitation du commerce)

Défi 2: Un développement humain fragilisé, mais indispensable pour la croissance soutenue à long-terme
-Éducation et sa qualité
-Système de santé de base encore peu performant
-Une population parmi les plus pauvres, mais pas de filets de sécurité, même sur cibles

Défi 3: Des économies régionales non-intégrées dans le marché national (cohérences: infrastructure, fonctionnement des marchés, agriculture, protection des environnements)
Défi 4: Gouvernance du secteur public et Etat de Droit: source des risques politiques et économiques du pays
Défi 5: Un défi majeur: un pays gravement sous-fiscalisé: une fiscalité trop légère, trop concentrée, trop grevée de régimes d’exception, avec une administration « hors DPP » mais surtout; insuffisante

Les engagements financiers de la Banque Mondial à ce jour sont :

10 projets actuellement encore en cours
582 millions USD d’engagement total
286 millions USD de fonds non décaissés

En conclusion, ce rapport laisse une interprétation très vague de la responsabilité qu’à joué la banque dans l’évolution de cette crise. D’un coté, on affiche un statut règlementaire de non reconnaissance, mais on continue les décaissements, certes progressifs comme ils disent. Valait il mieux continuer ces perfusions symboliques qui finalement ont permis à l’ensemble de survivre (et encore) et aux autres de s’enrichir. Car au final ce que ne dit pas ce rapport, c’est le cout humain et surtout moral qui pèsera sur les générations futures. Quelle confiance remettre dans une institution qui au prétexte de certaine politique de carrière de certains dirigeants, ont “composé” avec qui ont cru bon de faire une carrière politique ?!?

J’ai dit
Ozo

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Les péchés capitaux de la Finance

La crise est la et n’en fini plus.
Le mois dernier, on parlait meme de continuité de cette crise pour au moins 5 ans supplémentaires. Le citoyen encaisse une situation crée de toute pièce par les gouvernants, les agences de notations, les banquiers et  les fonds spéculatifs, les paradis fiscaux. Sont tous aussi fautifs, les hommes de pouvoir qui avaient la possibilité d’agir mais qui n’ont rien fait.

Le monde de la finance nous a emmené dans ce chaos ou finalement les innocents paient les réparations des jouets cassés de ces apprentis sorciers. Croyez le ou non, mais ils sont pour la plupart encore la. Voici donc les Péchés capitaux du monde de la Finance ;

Les paradis fiscaux ; le G20 avait promis en 2009 de s’en occuper. Tax Justice Network a estimé l’évasion fiscale à 25.000 milliards d’Euros. Warren Buffet payait moins d’impôts que sa secrétaire à titre d’exemple. Ou encore Total qui ne versait rien en France sous prétexte d’une activité nationale déficitaire.

Les agences de notation ; elles brassent des milliards de dollars en prestation de services et pourtant elles n’avaient pas alerté leurs clients sur les subprimes. Elles avaient aussi donné la meme note aux bons du trésor Grec qu’aux bonds Allemands.

Les produits dérivés ; Plus de 700.000 milliards de dollars selon la banque des règlements internationaux, soit 13 fois le PIB mondial.

La taille des Banques : Elles sont si colossales que les dirigeants pour la plupart, ne savent et comprennent pas ce que leurs traders font. Qui ont conduit encore récemment a des scandales d’envergure.

L’absence de séparation entre la banque de crédit et la banque d’affaire ; Les américains s’y refusent. La France et l’Angleterre y pensent mais sans réglementation contraignante sur le sujet

Les Hedges funds ; ces fonds spéculatifs échappent à toute réglementation. Ils sont à l’origine, conçus pour couvrir les risques liés aux emprunts

Le trading automatisé haute fréquence ; on estime à plus de la moitiés les ordres passés par les ordinateurs. Dans  le cas des hautes fréquences, 90 % des ordres sont soldés 7 secondes apres l’émission, 60% apres 1 seconde. Cetrains algorithmes permettent la détection des ordres des gros institutionnels et passent les ordres quelques micro secondes avant eux.

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