CMAR : CONSEIL MILITAIRE POUR L’AVENEMENT DE LA VIème DE LA REPUBLIQUE #MDG2013

Encore une fois, la tentation de manipuler est trop forte pour le Président de la Transition.
La situation lui échappe et son plan B ne semble pas être indiqué au vue du peu de contrôle qu’il a sur les intervenants concernant le conclave alors que lui avait priorisé la démarche FFKM.
La dernière trouvaille est le plan A qui est un plan militaire le CMAR : CONSEIL MILITAIRE POUR L’AVENEMENT DE LA VIème DE LA REPUBLIQUE
S’il y a eu des fuites sur ce plan, c’est que les personnes habilitées au chapitre n’approuvait pas forcément la démarche. Pour un militaire ce genre d’action est plutôt le dernier rempart et s’il devait être mis en œuvre, il serait beaucoup plus contraignant qu’il n’y paraît aux yeux des civils qui espèrent le manipuler.

Il serait malheureux de rajouter du bordel à cette misère déjà bien pesante.
D’autre part, les conséquences sur les relations internationales en seraient d’autant dramatiques qu’il est vraiment puéril de croire a un scénario Cote d’ivoire ou Mali pour une retour à l’ordre constitutionnel.

Ces jeunes officiers doivent être conscient de ne pas être manœuvrés et surtout instrumentalisé par des hommes sans foi ni loi.

Voici une partie du contenu ;

NOTE PREVENTIVE SUR L’INSTAURATION CMAR

La finalité de notre action est :
–        premièrement, faire exécuter les termes de la feuille de route pour l’avènement de la 4ème République et
–        deuxièmement la Paix à Madagascar.

Il faut de ce fait :

1-     Identifier les menaces.
2-     Identifier les ressources
3-     Utiliser d’une façon optimale les ressources afin de parvenir au résultat escompté.

1- Identification des menaces :

Les menaces intérieures :

– Le vide juridique provoqué par la confusion autours de la démission. Si démission y aura, ?, si démission n’y aura pas, ?, si les uns feront et les autres pas, ?.

– Ra8 utilisera les moyens qui lui restent pour conserver ses points forts: son argent, ses partisans, les partenaires étrangers (chefs d’Etat africain, les investisseurs, les lobbies internationaux…).

– Les partisans de la HAT : tous ceux qui voudront garder leurs privilèges, tous ceux qui ont lutté pour lui, tous ceux qui ont peur de la décision de l’Armée chercheront à trouver également tous les moyens pour ne pas laisser réaliser ce projet.

– Une dégradation de la situation économique. La destruction des appareils de production, le climat d’insécurité, l’absence de pilotage de l’administration, l’image d’amateurisme dégagé par le pays risque de nuire gravement à l’économie dans un contexte de crise économique mondiale.

– Le terrorisme. Devant l’utilisation de la force, les mécontents ne combattront pas de face l’Armée mais pourront utiliser le terrorisme ou des actes de harcèlement pour exprimer leur désaccord et leur déception.

Les menaces extérieures :

– La communauté Internationale, compte tenu des standards internationaux, ne pourra cautionner un gouvernement insurrectionnel en dehors du cadre constitutionnel.

– Les grandes compagnies internationales qui ont des intérêts stratégiques à Madagascar voudront sécuriser leur acquis (QMM, SHERRIT, MICTSL, TOTAL, EXXON, COLAS, Compagnies Chinoises).

– Les trafiquants d’armes trouveront en Madagascar un marché avec un potentiel énorme si la paix devait laisser place à un affrontement armé entre aussi bien les différents courants politiques, idéologiques et religieux que les différentes ethnies et couches sociales.

2- Identification des ressources :

Les ressources immatérielles :

– Combattre pour une cause juste constitue un avantage considérable pour l’Armée. Cela donne une ascendance psychologique énorme et une légitimité qu’il faut savoir exploiter à bon escient afin d’être crédible aux yeux de tous. Il ne faut donc pas commettre d’injustice pour ne pas perdre cette carte maîtresse.

– La population, le peuple est derrière l’aboutissement de l’élection présidentielle. Il ne faudra pas le décevoir dans sa revendication pour ne pas perdre son précieux soutien. Sa revendication est claire : la liberté dont le préalable serait d’être le maître sur son sort.

Les ressources matérielles :

– Les armes apportées par l’Armée sont des éléments de pression et de dissuasion importants pour nous.

– Les moyens financiers existent mais ils ne sont pas intarissables.

– La maîtrise de la communication (TV, Radio) est également considérable qu’il faudra exploiter.

Les Institutions Clés :

– La prise de décision de l’Armée est un atout de premier plan pour un gouvernant et une population en manque de repère. Toutefois, il faut prendre en considération la réticence d’une frange de l’Armée à prendre le plein pouvoir même d’une manière temporaire. La difficulté à unifier les Forces Armées sous un même commandement complique la tâche. Par contre, il est clair aussi qu’elle veut la Refondation de Madagascar ;

– Les politiciens ont besoin de l’aide de l’Armée mais ne veulent pas la laisser gouverner seule même d’une manière temporaire.

– La HCC est ouverte aux discussions pour faire sortir le pays de la crise. Cependant, elle a besoin de travailler dans le respect des règles de la profession afin de rester crédible.

3- Utilisation optimale des ressources afin de parvenir à la Paix :

– Il faut être réaliste.

a)     Cautionner, directement, les deux autorités de la Feuille de Route (La Présidence et la Primature)
b)     Suspendre et contrôler les appareils de démembrement de l’Etat
c)     Maîtriser les machines administratives
d)     Procéder en cinq (05) temps la chronologie d’exécution:
1 – Une Pacification Militaire
2 – Faire marcher l’administration, en générale.
3 – Assurer le déroulement du premier tour jusqu’à l’annonce du résultat
4 – Assurer le déroulement du deuxième tour et la législative jusqu’à l’annonce des résultats
5 – Maîtriser les passations vers l’avènement de la VIème République.

– Il est plus facile de convaincre l’Armée, de prendre temporairement le plein pouvoir, de convaincre les entités politiques, de leur faire confiance (cela peut se résoudre sous la forme d’une convention secrète) que de perdre les ressources immatérielles ainsi que la reconnaissance internationale.

– En effet, l’arrestation par l’Armée dans le cadre de la Défense Nationale, afin de parvenir à une application effective des dispositions de la Feuille de Route, des personnes qui pourrait menacer la paix ne nuira ni à l’Armée ni à qui que ce soit qui n’en sont pas responsable.

NOTE SUR LE CONSEIL MILITAIRE POUR L’AVENEMENT DE LA IVème REPUBLIQUE

La situation actuelle est inédite dans l’histoire de Madagascar.

Le peuple Malagasy vit dans la peur, l’angoisse, la souffrance, la terreur.

La préservation de la paix étant un principe à valeur constitutionnelle (Préambule de la Constitution).

Devant ce vide juridique et la démisssion de toutes les institutions :

Les Forces Armées, autorité légitimes pour défendre la vie des personnes et de ses biens, ont pris leurs responsabilités.

1-     Elles décident de stopper le massacre de la population à Madagascar, ainsi que le pillage organisé des biens privés et des biens publics.

2-     Elles créent le Conseil Militaire pour l’Avènement de la IVème République, chargé de :

–        Rétablir l’ordre public selon les pratique respectueuses des droits fondamentaux ;
–        Protéger les patrimoines de la République et notamment les billets de la Banque Centrale ;
–        Prendre en charge la réalisation du processus du « retour à l’ordre constitutionel » et du « Fampihavanana » auprès des différents protagonistes en veillant à l’application stricte de la Feuille de Route.

3-     Le mandat du CMAR se termine au moment de la prestation de serment du Premier Président de la IVème République.

4-     Pendant la durée de son mandat, toutes les institutions, excepté celles citées par la Feuille de Route, sont suspendues et l’état d’urgence sera décrété. Le CMAR dirige l’administration par voie d’ordonnace. A la fin de son mandat le CMAR transfèrera ses compétences aux autorités légitimes soucieuses de rétablir les valeurs les plus sacrés de la nation : la paix, le respect et la protection des libertés et droits fondamentaux (Préambule de la Constitution).

COMPOSITION ET ORGANISATION DU CMAR

1-     Le CMAR, est composé de 12 membres.

2-     Il est formé de trois comités, chaque comité étant composé de quatre membres :

a.     Comité de la sécurité intérieure (chargé de rétablir l’ordre, protéger les libertés publiques, protéger les patrimoines privés et publics)
b.     Comité concertation et réconciliation (chargé de veiller les actions entreprises par le FFM, laquelle est composée de magistrat professionnel)
c.     Comité des affaires étrangères (chargé des relations avec l’extérieur)

3-     Un secrétariat général, composé de personnes qualifiées dans l’administration publique, assurera le soutien juridique et administration du CMAR.

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