Apres le 26 … #mdg2013

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On se doit de faire la fête même si le cœur n y est pas. Le 26 juin célèbre pourtant l accès à l indépendance et à ce titre, on se doit de marquer une teinte festive à cet événement.
Il semblerait que ce sentiment ne soit vrai qu à Antananarivo, car pour avoir ces jours ci sillonné le sud, dans des villages particulièrement reculé, il n y a pas de différence par rapport aux autres années. Ces populations semblent à mille lieux de nos préoccupations. Les préparatifs pour la fêtes sont en voie d achèvement et certains villages sont déjà dans l allégresse, pour fêter cela.
L alcool coule à flot, la musique résonne fort.apres26

Alors , il faut se poser la question de savoir si c est nous qui sommes dans l erreur, ou si ce sont eux qui cherchent des moyens exutoires pour masquer la pauvreté quotidienne. Je me sens tout de même mal à l aise face à cette situation.

Il faut raisonner en faits et non en interprétation :
Madagascar célèbre une fois de plus le 26 juin sans Président élu
Madagascar voit son PIB à une misère par habitants
Madagascar dégringole dans le fin fonds des classements mondiaux en terme de pauvreté
L exclusion et la déscolarisation touche de plus en plus d enfants

La communauté est en passe de supprimer tout soutien à Madagascar, du moins en direct.
La liste est encore longue et il n est pas besoin d aller plus loin pour remettre les pieds sur terre pour comprendre la gravité de la situation.

Le premier ministre, en qui j avais mis certains espoirs quant à son désintéressement sur le business, et sa volonté à sortir le pays de la crise, semble lui aussi enlisé dans des considérations qui m échappent. À sa place et compte tenu de retour à l unilateralisme, je sortirai immédiatement de la place et me ferait tout petit. Finalement cherche t il lui aussi à garder un siège et le confort illusoire attaché à sa fonction ?
Je m adresse à vous car je vous crois d une autre trempe : quittez cette mascarade !
Laissez ce qui finiront comme ont fini leurs prédécesseurs. Tout ça finira encore dans la rue.
Le peuple est finalement celui qui est le dernier rempart. Ce n est pas les militaires. Car s ils en avaient, cette affaire serait déjà terminée.
Il faut être patient, l heure est aux festivités, mais demain, après le 26 …

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Scolarisation2013 #MDG2013

L’éducation est par définition l’outil qui va garantir la pérennité de l’avenir d’une nation. Raison pour laquelle tant de pays consacrent des budgets considérables, cherchent a en améliorer les performances en se servant de  ce qui marche chez le pays voisin. Ce qui se passe a Madagascar est un remake de ce qui a été initié dans les régimes qui se sont succédés depuis l’indépendance. Le dernier président en Date, Andry Nirina Rajoelina (ANR) a meme dit que ce ministère était budgétivore et que par les temps qui courent, ce n’était pas notre priorité; Quand il ne nous reste plus rien, les enfants (notre vrai richesse) ne sont ils pas notre priorité ??

Voici donc une étude qui a été menée avec les données de l’UNICEF et de la Banque mondiale. Je n’en suis pas ni l’initiateur, ni le rédacteur, mais simplement le rapporteur car il y a de fortes chances que ces documents n’aillent jamais jusqu’aux yeux du public et encore moins de certaines Hautes Autorités.

I . L’état des lieux de la scolarisation à Madagascar

En 2003, l’Etat a pris l’engagement de réaliser “la scolarisation universelle”, l’un des Objectif du Millénaire (OMD), en instaurant la gratuité de l’enseignement primaire. En 2005, les autorités s’engagent à atteindre les objectifs de l’Education pour Tous (EPT) à l’horizon 2015. Il s’en suit une évolution positive des effectifs dans le primaire passant de 3,6 millions en 2004-2005 à 4,3 millions en 2009-2010.

Mais la crise qui sévit à Madagascar depuis 2009, a affecté ; l’accès, l’équité et la rétention au niveau scolaire, comme le montre le tableau ci-après :
Scolarisation au primaire (en millier d’enfants)

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Les effectifs sont relativement stagnants
Le nombre des nouveaux entrants est également stagnant
Suite à la crise de 2009, Le nombre d’abandons a quant a lui considérablement augmenté alors meme que les effectifs sont relativement constants. Le pourcentage d’enfants abandonnant entre deux années scolaires est ainsi passé de 7,9 % en 2002 à 16,7 % en 2010. Entre 2009-10 et 2010-11, ce sont plus de 700.000 enfants qui sont ainsi sortis du système entre le CP1 et le CM1 et ce chiffre est en augmentation croissante. Ainsi sur 100 enfants rentrant au primaire, à peine 45 accéderaient actuellement au CM2. La décision d’abandon est dans la moitié des cas le résultat d’une décision subite prise par l’enfant lui-même. Les abandons sont par ailleurs deux fois plus nombreux en période de soudure.

    Les enfants déscolarisés : Selon le diagnostique établi dans le cadre du Plan Intérimaire pour l’Education 2013-2015 (PIE) et des données de l’EPM 2010, environ 10% des jeunes n’accèderait jamais à l’école et plus d’un million d’enfants entre 6 et 10 ans seraient en dehors de l’école, soit pres d’un enfant sur 4 pour la tranche d’âge considérée.

Parmi eux, on peut distinguer :

(i) ceux qui n’ont jamais fréquenté
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(ii) ceux qui ont quitté prématurément l’école

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II. Principaux facteurs d’exclusion au primaire :

Les problèmes financiers sont cités comme raison de la déscolarisation dans 1/3 des cas. Il faut cependant distinguer les raisons liées à l’offre scolaire de celles liées à la demande.

Les problèmes liés à la demande de scolarisation prédominent avec plus de 3/4 des raison avancées selon l’EPM 2010. Ainsi, du coté de la demande, les couts directs prédominent pour les enfants de moins de 10 ans et, pour les + agés, cette raison se combine avec la nécessité de travailler. L’age et la perception négative de l’école arrivent respectivement en deuxième et troisième positions au niveau de la demande, traduisant un refus de l’enfants et/ou de ses parents de fréquenter l’école.

Du coté de l’offre, le non-fonctionnement de l’école est cité le plus fréquemment, de meme que son éloignement. Enfin, parmi les autres raisons, le refus du redoublement et le mariage et/ou la grossesse précoces sont souvent cités comme autres raisons.
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Selon les études qualitatives menées récemment, les ménages, les écoles et les communautés semblent représenter les principaux acteurs de l’exclusion

Au niveau des ménages, les difficultés économiques associées aux problèmes familiaux, aux problèmes de santé de l’enfant et à une faible valorisation des études expliquent une partie importante du phénomène de l’exclusion scolaire et engendrent des phénomènes aggravant comme le travail de l’enfant, des situation de honte et de démotivation et amène finalement un traitement différencié entre enfants face à la scolarisation selon le rang de naissance, le genre, le handicap ou encore le niveau de performance éducative.
Du coté des écoles, le cout des études, la faible qualité de l’offre éducative et des conditions d’étude ainsi que la distance et l’accessibilité des écoles expliquent une autre part importante du phénomène d’exclusion scolaire. Des traitements discriminatoires voire de la violence de la part des directeurs, des enseignants et des autres élèves sont également mis en avant comme facteur aggravant.
Au niveau des communautés, les préjugés sur les rôles sociaux, les blocages administratifs, le faible engagement à lutter contre le phénomène de l’exclusion scolaire, l’insécurité et la vulnérabilité climatique entretiennent des situations de forte exclusion scolaire
III . Contraintes et opportunités

Etant conscients des délais relativement courts pour préparer une campagne nationale et compte tenu du peu d’expérience de Madagascar dans ce type d’initiative, le min de l’éducation n’a d’autre solution que d’etre pragmatique et faire dans la simplicité.

Compte tenu des contraintes budgétaires et fiscales qui pèsent sur le secteur public actuellement, et a fortiori sur les services publics de l’éducation, toute mesure nouvelle viserait à réduire les couts de scolarisation sur les ménages et a une grande échelle serait particulièrement difficile dans le contexte actuel. Il en va ainsi par exemple des mesures d’appui financier à destination des ménages et des écoles, dont la construction d’un nombre important de nouvelles salles de classes, la baisse généralisée des frais de scolarité ou la formation accélérée de tous les enseignants FRAM qui dément néanmoins des objectifs à réaliser sur le moyen terme. Toutefois, des mesures ont été prises par l’Etat en vue d’alléger la charge de l’éducation sur les ménage, parmi lesquelles la distributions de kits scolaires à tous les élèves des EPP pour la rentrée 2013/14, l’appui aux cantines scolaire dans les zones les plus sensibles, la prise en charge des subventions FRAM pour une très large proportion des enseignants non-fonctionnaires, ou le paiement des caisses écoles. Cela dit, il serait délicat d’exiger des parents des efforts financiers supplémentaires dans le contexte actuel, compte tenu de la charge importante des couts d’éducation qui pèse déjà sur les ménages
Le Plan Interimaire pour l’Education 2013-15 (PIE) récemment adopté par le MEN identifie l’amélioration de l’accès à l’éducation de base comme l’un des principaux axes stratégiques du secteur.Les mesures préconisées pour réduire le nombreuse enfants exclus incluent la sensibilisation des parents et communautés, la mise en place de dispositifs par le MEN de cours de remise à niveau pour les enfants déscolarisés ou non scolarisés de moins de 10 ans, et le développement des offres d’alphabétisation accéléréedu type ASAMA pour les 11 à 18 ans en partenariat avec les ONG afin de leur permettrede passer le CEPE et de continuer sur une formation secondaire, technique ou professionnelle. Cependant, ces initiatives sont relativement nouvelles pour le MEN et les dispositifs de réinsertion des déscolarisés ou non-scolarisé du MEN ne sont pas encore mis en place ou ne sont disponibles qu’au stade de l’expérimentation mais pas à l’échelle nationale.

Certains DREN sont déjà sensibilisées et actives sur le problème de l’exclusion scolaire : certaines ont initié la formulation dees plans régionaux de lutte contre l’exclusion scolaire et un certain nombre a également mis en place l’approche contrat-programme et aidé au développement de projets d’établissement pour les écoles primaires, incluant parfois le dressage d’une carte des enfants exclus au sein de leur communauté

Les partenaires et différents acteurs, y compris les autres Ministeres intervenant dans le secteur éducatif et ceux de la société civile ou du privé, ainsi que les PTFs, ont des expériences et une offre potentielle à apporter une campagne de scolarisation, que ce soit au niveau national ou local, il en va également des communautés et des associationsFRAM, lesquelles lorsqu’elles sont bien impliquées et sensibilisées, peuvent représenter une formidable ressources en appui à la scolarisation ou rescolarisation et à la rétention des enfants dans le système éducatif.

Conclusion :

Ce plan de campagne national, s’il démontre une bonne volonté et une certaine lucidité dans l’approche, reste une fois de plus dans le domaine des suppositions. Car dans la réalités, les services de l’administration servent à d’autre fin et il n’est pas rare de constater que des retards considérables des décaissements de salaires. Les raisons évoquées sont pour contrer les actions de propagande du MEN candidat. Prendre en otage des enfants en bloquant le système administratifs relève tout simplement du crime.
Les espoirs sont tournés vers ces bailleurs UN, et rattaché, UE et AFD mais ces organisations ne sont pas la pour remplacer l’administration d’un pays. Meme s’ils sont contraints de déployer tous leurs efforts pour atténuer les impacts de cette crise sur les enfants, ils ne pourront jamais se substituer à un une structure administrative défaillante.

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Au pays du systeme D #MDG2013

Quelques fois, on se demande comment du chaos peut sortir des improbables réussites.
Il ne faut pas sous estimer le pouvoir du système D malagasy. D’abord, il faut comprendre que ça ne peut fonctionner que dans un contexte et une méthode qui leur est propre ;
Donc on ne peut envisager de faire durer une voiture neuve que 3 ans. De la, une phase terminale ou les traitements sophistiquées, d’électronique, pièces d’origines et main d’œuvre hors de prix, auront raison d’une mort clinique inéluctable… C’est la que la magie opère. Un incroyable miracle qui permet à votre épave de 3 ans revient à la vie. Le plus incroyable, c’est qu’à partir de cette résurrection, votre voiture sera fonctionnelle 20 ans, au prix de nombreuses soudures, changement de moteur, adaptation de transmission et j’en passe…

Bref vous aurez compris qu’il ne faut pas s’arrêter avec des aprioris car tout peut arriver meme le plus improbable mais ça fonctionne. chatodo1

 

Pour exemple, ce chantier qui n’a certainement pas eu ce qu’il y a de plus exemplaire en matière HSEQ. Et pourtant, le résultat est la et au finale plutôt bien fait;chatodo2

 

 

Le problème avec la politique malgache, c’est qu’on veut régler un problème local avec des solutions occidentales. Quand on aura compris que certaines  méthodes  extérieures ne seront jamais adaptées au pays du systèmes D. Un pas sera fait et nous pourrons entrevoir un début de solution.

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Unilateralisme a venir #MDG2013

On va encore nous faire croire que cette opération pleine de suspens n’était pas manigancée. Ce conclave n’a finalement pas accouché … d’une souris ! Une longue partie de ping-pong qui s’est arrêtée hier soir pour faute de combattant ou peut être faute de balles. En tout cas, nous sommes encore dans l’expectative car ce renvoie à la CES n’est finalement qu’un cuisant échec.

998660_362275123898673_2056039375_nRien a attendre donc dans les jours avenir que le durcissement de unilatéralisme. Personne ne pouvant prendre le dessus pour un mauvais accord amiable, l’équipe en place n’a d’autre choix que de poursuivre sur sa lancée. Sauf que cette fois, les financement ne seront plus au rendez vous. L’UE se déterminera cette semaine pour le retrait définitif de leur participation, la France, c’est déjà fait ! Fabius en fait même une affaire perso, depuis qu’il s’est fait avoir (comme ses prédécesseurs) par les mensonges d’ANR. Les US qui sont arrivés tard dans la bataille conditionnent eux aussi leur maigre participation à un retour au respect des engagements.

La vrai porte de sortie pour ANR et son équipe reste encore de jeter l’éponge de manière déguisée. Cette mise en scene de conclave n’est que l’acte I d une mise en scene ou de nouvelles marionnette prendront la place des acteurs d’aujourd’hui. Le tout avec le concours des militaires.

Attention aux retours de batons, car l’histoire a démontré que ceux qui se sentaient au dessus de toutes contraintes en manipulant (généreusement) les acteurs, se sont tous retrouvés soit en prison, soit sur la paille, soit expulsé du pays.

Il va encore y avoir du spectacle dans les semaines a venir. Nous spectateurs impuissants, sommes les complices de cette tragédie.

A suivre…

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Moi, JE … #MDG2013

Moi, Je !

Ce refrain commence à être un peu pénible à entendre. Il est pourtant, en plus ou moins filigrane, dans la bouche de nos politiciens. Tout revient systématiquement au MOI, ou à JE…

À quand le jour ou toute cette troupe prendra la maturité nécessaire pour conjuguer le NOUS ? Je ne pense pas qu il faille avoir le moindre espoir dans ce sens. D abord, parce les alliances ont la fâcheuse tendance à N être que pour un mobile négatif : celui de détruire ou casser. Ensuite parce qu il y a toujours des arrières pensées de trahison des le pacte établi.

Alors, puisque nous n avons pas vraiment le choix, autant tolérer le JE. Il a le mérite de mettre le personnage dans l action. En espérant qu une partie de ces actions permette de faire avancer positivement une situation générale qui perdure dans l enlisement.

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