Les milles paradoxes de Madagascar et Antananarivo

Quelle maléfice entoure cette ile, ce peuple ? Tant de contradictions sont au cœur de la vie de tous les jours, des actions et de la culture.

Peut on imaginer qu’on puisse être a la pointe de la technologie en terme de télécommunication, être adepte du paiement par mobile money quand les pays occidentaux en sont encore aux balbutiements, et se retrouver parmi les pays les plus pauvres du monde.
Comment comprendre que les trottoirs sont faits pour les marchands, la moitié des routes pour les pietons ?
Comment un peuple si pieu a ne pas manquer une messe du dimanche, peut exercer en abusant de son prochain sans hésitation ?
Comment le fihavanana au centre de la morale, peut rendre les hommes indifférents aux notions de charité et de solidarité ?
Comment ces intellectuels si brillants ne servent finalement pas leur nation ?

L’article de Nota Bene, financé par la banque mondiale est une belle démonstration d’un début de demarche tirant tout le monde vers le haut. Il serait bon que d’autres qui n’en pensent pas moins puisse renforcer les rangs de ces “penseurs” plutôt qu’intellectuels. Il faudrait aussi que ces idées servent à ceux qui detiennent le pouvoir pour que leur action puisse être couronnée de succès, pour le bien de tous.

Agir pour ses idées : c’est effectivement la que le bas blesse. Il se trouve que beaucoup pensent plutôt bien mais n’agissent pas pour defendre ce qu’ils pensent. Il s’en trouve aujourd’hui déteint dans les partis politiques qui fleurissent de tout bord sans vraiment d’idées qui seront portées par un collectif convaincu et militant

Le refrain bien penser et bien dire, on l’a entendu très souvent, peut être trop ; a quand le BIEN FAIRE. On ne peut pas dire que les malgaches ne sont pas dans l’action ! Par contre, lorsqu’ils sont dans l’action, ils le font trop souvent MAL. Cette maladie contagieuse a qui tend au nombrilisme fait trop de ravage parmi les élites. Les intellectuels, cliché plutôt péjoratif, sont indispensables a notre société. Ils sont la vrai richesse d’une nation des lors qu’elle s’emploie à travailler pour faire avancer le collectif. Vous devez être regroupé comme certain l’ont déjà initié en think tank et non en reseau d’influence, afin que les hommes au pouvoir puissent être orienté ou avoir les bons outils pour coordonner la mise en œuvre de vrai programme de développement. Cela ne s’adresse pas forcément a des politiques.

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Transition 2

Quelle interminable mise en scene que cette fin de transition !

Il y a quelques semaines, on sentait les choses s’accélérer dans les préparatifs électoraux, les petits partis non encore inscrits aux registres de l’intérieur gesticulaient pour avoir la possibilité de présenter leur candidats, les candidats déclarés, partaient en pré-campagne, les gros candidats dans les starting blocs, certains dans l’attente d’une amnistie, d’autres pour ne pas griller trop de cartouches avant le jour J. Meme les tenants du pouvoir semblaient etre dans ce vent de précipitation à trouver le bon cheval sachant que leur poulain avait désisté…
Aujourd’hui, tout ce petit monde est dans l’impasse et accueille finalement ce cyclone Hurana comme du pain béni pour se détourner de cette voie sans issu. Soulignons au passage l’hypocrisie des acteurs à oser sortir maintenant des sommes d argent collossales pour réparer les dégâts alors que ceux-ci auraient pu être évités épargnant au passage ces pertes humaines et ces milliers de sans abris. Meme la Communauté internationale semble ne plus croire a la réalité de cette élection, au vu des dissension
au sein de la SADC et l’inertie du gros bloc d’influence que représente la France et l’UE.

Réfléchissons un peu aux différents scénarios qui pourraient sortir de cette curieuse situation ;

Postulats :
Rajoelina ne peut pas se présenter aux élections car la CI bloquerait les fonds nécessaires à la tenues d’élection
Ra8 ne peut retourner au pays car ni le clan Rajoelina, ni la France, ni le PM, ni l’UE ne souhaite son retour avant les élections
Rajoelina a un trésor de guerre avec une équipe qui maitrise parfaitement les rouages administratifs

1er scenario
Le Pdt de la Transition, ne trouve pas de candidat. Le stratagème d’Asterix de mettre en avant notre ancien PM s’est révélé n’etre qu’un leurre pour appâter les mouvances amies a rallier le Plan Rajoelina. Seule solution pour ne pas être ejecté des la scène ; poursuivre la transition. Il lui suffit dans ce cas de placer un militaire en remplacement de Omer Beriziky. Cela aura pour résultat de faire grincer les dents de la CI et ralentir ainsi le processus des élections, par d’interminables palabres. On rentre ainsi dans la phase de Transition 2 qui pourra durer encore tant qu’il y a de l’argent.( a ce sujet, qu’on nous dise pas que les caisses de l’état sont vides alors qu’on peut sortir d’on ne sait ou des Milliards d’Ariary, juste en claquant des doigts)

2e scenario
Issu du  1er cas, Omer Beriziky decide de se présenter avec le soutien de la CI. Il aura toute la crédibilité et le potentiel électoral pour faire face a la puissance de feu financière du camps Rajoelina. Il faudra qu’il arrive a expliquer a l’opinion le fait de désavouer ses promesses de ne pas se présenter.

3e scenario
N’ayant pas de candidat sérieux pour tenir le rang malgres ses finances, l’équipe Rajoelina se lance dans la course en préparant déjà la possibilité de mettre la pagaille pour contester un résultat du scrutin défavorable et revenir a la barre comme sauveur de l’unité national

4e scenario
Il passe en force en se présentant aux élections, la CI ne finance pas. Obligé de casser la tirelire, il mise le tout pour le tout. Le vote est acquis a sa cause. Les autres factions politiques se soulèvent avec l’appui de quelques militaires et le renversent. Retour a la case départ, cette fois dans une version militaire.

Il n’y a rien de fixer et on ne peut émettre que des hypothèses. Cependant, ma raison et ma logique me pousse à croire que le 1er scénario est celui qui coule de source tant les réactions des dernières semaines sont basées sur du spontané a court terme. Mes espérances vont pourtant vers le 2e cas car il est le seul a pouvoir rétablir un climat de confiance propice aux retours des financements et investissements privés.
Et vous quelle est votre point de vu ?

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