Category Archives: Madagascar

Chacun ses Priorités #Madagascar #Parisattacks

Curieusement les événements de Paris le 13 novembre 2015 laissent le meme sentiment d’impuissance que ceux du Nine Eleven 9/11. Un étrange sentiment de rage et de résignation face à ces atrocités. Face à la bestialité et l’inhumanité de certain « homme » , on pense plutôt à vouloir ignorer que cela se passe ici et maintenant. En plus sous nos fenêtres.
Cette guerre déclenché pourtant depuis de nombreuse année ne semblait pas nous concerner tant nous sommes loin et que la banalisation des médias insensibilise jusqu’au jour ou ça nous touche de près. Jean-Jullien_illustration_Peace-for-Paris_attacks_dezeen_square
Ces événements touchent la France, le peuple Francais. Mais ils nous touchent nous aussi car parmi eux, il y avait des amis de Madagascar tout aussi concernés que nous sur l’avenir de notre pays.
Alors non, je ne veux pas être de ceux qui sont abattus par ce moment. Non je ne serai pas de ceux qui penseront ; « à semer le vent, ils récoltent la tempête » . Je suis de ceux qui se sentent concernés par ce drame qui a touché nos enfants, nos parents. Cette fibre amicale doit toujours nous animer car le combat qui vient ne sera gagné que parce que tout le monde y sera impliqué.
Nous devons penser, des a présent, à un avenir commun. La France et leurs alliés ont besoin d’une base de confiance réciproque avec leur amis partenaires. Madagascar peut servir de base et de modèle ou la coopération peut jouer un rôle de développement économique et créer cette stabilité. Madagascar a besoin, non pas d’une aide mais de partenariat qui peuvent développer les idées qui germent auprès de notre secteur privé.
Ensemble nous pouvons travailler sur un réel échange de capacité ou la confiance réciproque scelle la pérennité de l’initiative. Il ne s’agit pas la de conviction d’un reve au pays des Bisounours. Il s’agit bien d’un partage ou une vrai collaboration peut être engagée.
On suppose Madagascar et les Comores  comme une terre fertile ou les Djihadistes peuvent commencer à recruter pour des actes similaires à ceux de Paris. Montrons leur qu’il n’en est rien. Faisons montre d’une réelle volonté de travailler la main dans la main et ces réussites pourront être les victoires des batailles de demain.
Je crois fermement à l’Humanité, je crois en notre capacité et je suis convaincu de notre potentiel.
Stoppons le Terrorisme , développons nos capacités !
notafraid
Ah Oui , j’oubliai. Et ne venez pas pas me rabattre les oreilles avec les Iles éparses. Ca a toujours appartenu à Madagascar. Mais quel intérêt de les récupérer maintenant. La stupidité de certaines associations m’exaspère. Laissez la France ou autre pays faire les études pour cerner avec précision la localisation et dimension du gisement. Apres il suffira de réclamer notre droit au moment de l’exploitation.

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Le paradoxe du fihavanana #Madagascar

Le paradoxe du fihavanana
MADAGASCAR est parmi les rares pays où l on retrouve une telle diversité de paysage, climat, flore, faune, culture .
Un peuple au milieu de tout ca. ‘UN’ est vite dit tant les ethnies des hauts plateaux sont différentes de celles de l Est où encore celles du Sud. L unité qui s est forgée au cours de l histoire n en a pas poli les aspérités caractéristiques de leur identité . Chacun revendiquant son origine, sa terre, son cœur.

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Pourtant un liant vient tenir cet ensemble dans un fragile équilibre. Le FIHAVANANA est dans toutes les bouches quand on aborde le sujet du peuple Malagasy. Les sages, les ray amandraina , les élus comme les simple membre d une famille s attachent tous à faire préfigurer cette valeur comme un signe distinctif du peuple malagasy.
Pourtant ce partage, cette reconnaissance ,  cette amitié ordonnée à tout bout de champ  ne se manifeste qu en de très rares occasions ! On a plutôt tendance à voir la jalousie prendre le dessus à l endroit de celui qui réussi. Voir l élite prendre le dessus sur son prochain pour profiter de lui ou simplement l écraser.
Comment peut on expliquer ce paradoxe ?
N y a t il pas de lien entre la réalité et l abstrait ?
Il est en possible que non, du moins aujourd’hui . Ce qui etait autrefois inculqué dans les familles, dans les villages , dans les églises ne l est plus . L Ecole ne joue plus son rôle de transmission d un savoir, d une éducation , d un patrimoine commun. Est ce la faute aux jeunes qui ne l on pas reçue, mais qui connaisse son existence sans vouloir la comprendre ? A ceux qui l ont reçu et fait mine d avoir oublié ? Ou à ceux qui ne l on pas transmis?  Certainement à tous en même temps.
Ce qui est certain aujourd’hui, c est que les régimes qui se sont succédés ont debilisé le peuple.  Les dirigeants ont toujours pensé qu un peuple éduqué leur poserait beaucoup plus de problèmes qu un bande d imbéciles que l on mène comme un troupeau .  Les conséquences d une telle politique sont la perte de volonté de connaître plus et d avoir suffisamment de bagage pour avoir son propre discernement.
La grande question est ; que faire maintenant ?

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Version Gasy de la célèbre fable de LA FONTAINE

Version Gasy de la célèbre fable de LA FONTAINEcorbo

LÉ CORBÔ et LÉ RÉNARD

Mettre un corbô pétraka sur un jamblonier
Avec dans son bec un fromaze – Lavachekiri !
Mettre un futé Rénard pour l’odeur il lèché
Comme un p’tit lutin a peu près sur sa languette :
Ô Djay! Manaona Tomp’ko Ranga Bé Corbeau “ dit-il
Qué sé vous, c’est tsara taré mitsy! Vous etre bel alors!
Çà m’attire si votre tapage
Sé rapporte a votre charriage et a votre plimage !
Vous etre le Grand Band-Rôle Mahagaga-mitsy
des tous les autres bougres-de-cons dans ce bois, Léléna !
A ces mots, lé corbo né sé sente plus de joie!
Il ouvrit sa grande gueule, et latsaka ny fromaze, léty Ah…
Lé Rénard, il l’attrape et dit “ Misaotra betsaka Ranga
Après Réné qui étouffe la terre avec ses kabary
Vite dépense et c’est lui qui l’écoute alors :
Cette lésson vaut bien un fromaze lavachekiri sans doute-t-il?

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Rendez vous manqué #mdg2013

Non je titrerai pas comme beaucoup d article ’24 juillet’
Ce jour est plutôt signé du deuil, un jour qu on cherche à enfouir loin pour ne pas garder ce sentiment de déception. Si encore nous pouvions avoir l espoir d un calendrier, mais ce n est pas le cas.
Notre DJ aura fait fort en amenant le pays à la 1ère place des pays les plus pauvres de la planète. Alors, j ai tout de même un pincement quand on se sert de la souveraineté nationale comme garant de cet exploit !
Est il écrit que nous sommes condamnés à rester dans la misère pour qu une poignée d individu vive dans l opulence ? Je commence vraiment a le croire tant les faits s enchennent. Quand un tenant du pouvoir semble perdre de l influence, c est pour voir sa place prise par quelqu un de pire encore. Pire encore, celui la n hésite par à hurler à tout va que ‘c est Mon tour maintenant’.
Que se passe t il pour que  le savoir vivre ancestrale soit transforme en une débauche indécente de luxe envers sa propre famille, eux qui savent que cet argent est mal acquis. D ou vient cette coutume d arroser d argent la misère qu on croise sur son chemin, comme quand on donne un os à son chien après un bon repas. Travestir le Fihavanana semble être la nouvelle tendance de tout ces acrobates du business en eau trouble.
Mon sens est que le peuple n attend rien d autre que de pouvoir travailler et recevoir un salaire qui correspond, fut il juste pour survivre. On  doit  peuple sa dignité. Arrêter cette condescendance : facile a faire car ce n est qu une affaire de comportement.
La 2ème approche serait plus profonde car elle appelle une prise de conscience ou la morale joue une rôle important dans ces choix d action. Tout le monde à son libre arbitre ! L orientation juste, équitable, morale est un choix que l homme peut et surtout doit faire pour le respect d autrui, de la liberté des autres, de son environnement, du bon fonctionnement de la collectivité, du bien être personnel et de son entourage.
Vous me direz, mais quand on a fain, ces valeurs passent en second plan. Détrompez vous ! Ceux qui dans la misère perçoivent un petit quelque chose, ont naturellement le sens du partage pour leur survie.enfants1.jpg
Il n est jamais trop tard pour agir. Le geste doit être désintéressé. À titre d exemple, faire un don pour la réhabilitation du toit du Temple est un beau geste envers la communauté. Mais c est le travestir quand on met en avant ce geste pour en tirer une quelconque notoriété dans le tanin’ny razana.
Agir est aussi ne pas tolérer cette débauche de luxe quand on sait qu il provient d argent sale qui aurait du aller au peuple. Agir c est aussi dénoncer ces actes qui n auraient jamais du exister. Agir c est donner un peu de son temps à la collectivité, aux associations, aux enfants…

L honnetete et Le don d un peu de soi ne se monnaye pas

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Apres le 26 … #mdg2013

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On se doit de faire la fête même si le cœur n y est pas. Le 26 juin célèbre pourtant l accès à l indépendance et à ce titre, on se doit de marquer une teinte festive à cet événement.
Il semblerait que ce sentiment ne soit vrai qu à Antananarivo, car pour avoir ces jours ci sillonné le sud, dans des villages particulièrement reculé, il n y a pas de différence par rapport aux autres années. Ces populations semblent à mille lieux de nos préoccupations. Les préparatifs pour la fêtes sont en voie d achèvement et certains villages sont déjà dans l allégresse, pour fêter cela.
L alcool coule à flot, la musique résonne fort.apres26

Alors , il faut se poser la question de savoir si c est nous qui sommes dans l erreur, ou si ce sont eux qui cherchent des moyens exutoires pour masquer la pauvreté quotidienne. Je me sens tout de même mal à l aise face à cette situation.

Il faut raisonner en faits et non en interprétation :
Madagascar célèbre une fois de plus le 26 juin sans Président élu
Madagascar voit son PIB à une misère par habitants
Madagascar dégringole dans le fin fonds des classements mondiaux en terme de pauvreté
L exclusion et la déscolarisation touche de plus en plus d enfants

La communauté est en passe de supprimer tout soutien à Madagascar, du moins en direct.
La liste est encore longue et il n est pas besoin d aller plus loin pour remettre les pieds sur terre pour comprendre la gravité de la situation.

Le premier ministre, en qui j avais mis certains espoirs quant à son désintéressement sur le business, et sa volonté à sortir le pays de la crise, semble lui aussi enlisé dans des considérations qui m échappent. À sa place et compte tenu de retour à l unilateralisme, je sortirai immédiatement de la place et me ferait tout petit. Finalement cherche t il lui aussi à garder un siège et le confort illusoire attaché à sa fonction ?
Je m adresse à vous car je vous crois d une autre trempe : quittez cette mascarade !
Laissez ce qui finiront comme ont fini leurs prédécesseurs. Tout ça finira encore dans la rue.
Le peuple est finalement celui qui est le dernier rempart. Ce n est pas les militaires. Car s ils en avaient, cette affaire serait déjà terminée.
Il faut être patient, l heure est aux festivités, mais demain, après le 26 …

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Scolarisation2013 #MDG2013

L’éducation est par définition l’outil qui va garantir la pérennité de l’avenir d’une nation. Raison pour laquelle tant de pays consacrent des budgets considérables, cherchent a en améliorer les performances en se servant de  ce qui marche chez le pays voisin. Ce qui se passe a Madagascar est un remake de ce qui a été initié dans les régimes qui se sont succédés depuis l’indépendance. Le dernier président en Date, Andry Nirina Rajoelina (ANR) a meme dit que ce ministère était budgétivore et que par les temps qui courent, ce n’était pas notre priorité; Quand il ne nous reste plus rien, les enfants (notre vrai richesse) ne sont ils pas notre priorité ??

Voici donc une étude qui a été menée avec les données de l’UNICEF et de la Banque mondiale. Je n’en suis pas ni l’initiateur, ni le rédacteur, mais simplement le rapporteur car il y a de fortes chances que ces documents n’aillent jamais jusqu’aux yeux du public et encore moins de certaines Hautes Autorités.

I . L’état des lieux de la scolarisation à Madagascar

En 2003, l’Etat a pris l’engagement de réaliser “la scolarisation universelle”, l’un des Objectif du Millénaire (OMD), en instaurant la gratuité de l’enseignement primaire. En 2005, les autorités s’engagent à atteindre les objectifs de l’Education pour Tous (EPT) à l’horizon 2015. Il s’en suit une évolution positive des effectifs dans le primaire passant de 3,6 millions en 2004-2005 à 4,3 millions en 2009-2010.

Mais la crise qui sévit à Madagascar depuis 2009, a affecté ; l’accès, l’équité et la rétention au niveau scolaire, comme le montre le tableau ci-après :
Scolarisation au primaire (en millier d’enfants)

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Les effectifs sont relativement stagnants
Le nombre des nouveaux entrants est également stagnant
Suite à la crise de 2009, Le nombre d’abandons a quant a lui considérablement augmenté alors meme que les effectifs sont relativement constants. Le pourcentage d’enfants abandonnant entre deux années scolaires est ainsi passé de 7,9 % en 2002 à 16,7 % en 2010. Entre 2009-10 et 2010-11, ce sont plus de 700.000 enfants qui sont ainsi sortis du système entre le CP1 et le CM1 et ce chiffre est en augmentation croissante. Ainsi sur 100 enfants rentrant au primaire, à peine 45 accéderaient actuellement au CM2. La décision d’abandon est dans la moitié des cas le résultat d’une décision subite prise par l’enfant lui-même. Les abandons sont par ailleurs deux fois plus nombreux en période de soudure.

    Les enfants déscolarisés : Selon le diagnostique établi dans le cadre du Plan Intérimaire pour l’Education 2013-2015 (PIE) et des données de l’EPM 2010, environ 10% des jeunes n’accèderait jamais à l’école et plus d’un million d’enfants entre 6 et 10 ans seraient en dehors de l’école, soit pres d’un enfant sur 4 pour la tranche d’âge considérée.

Parmi eux, on peut distinguer :

(i) ceux qui n’ont jamais fréquenté
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(ii) ceux qui ont quitté prématurément l’école

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II. Principaux facteurs d’exclusion au primaire :

Les problèmes financiers sont cités comme raison de la déscolarisation dans 1/3 des cas. Il faut cependant distinguer les raisons liées à l’offre scolaire de celles liées à la demande.

Les problèmes liés à la demande de scolarisation prédominent avec plus de 3/4 des raison avancées selon l’EPM 2010. Ainsi, du coté de la demande, les couts directs prédominent pour les enfants de moins de 10 ans et, pour les + agés, cette raison se combine avec la nécessité de travailler. L’age et la perception négative de l’école arrivent respectivement en deuxième et troisième positions au niveau de la demande, traduisant un refus de l’enfants et/ou de ses parents de fréquenter l’école.

Du coté de l’offre, le non-fonctionnement de l’école est cité le plus fréquemment, de meme que son éloignement. Enfin, parmi les autres raisons, le refus du redoublement et le mariage et/ou la grossesse précoces sont souvent cités comme autres raisons.
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Selon les études qualitatives menées récemment, les ménages, les écoles et les communautés semblent représenter les principaux acteurs de l’exclusion

Au niveau des ménages, les difficultés économiques associées aux problèmes familiaux, aux problèmes de santé de l’enfant et à une faible valorisation des études expliquent une partie importante du phénomène de l’exclusion scolaire et engendrent des phénomènes aggravant comme le travail de l’enfant, des situation de honte et de démotivation et amène finalement un traitement différencié entre enfants face à la scolarisation selon le rang de naissance, le genre, le handicap ou encore le niveau de performance éducative.
Du coté des écoles, le cout des études, la faible qualité de l’offre éducative et des conditions d’étude ainsi que la distance et l’accessibilité des écoles expliquent une autre part importante du phénomène d’exclusion scolaire. Des traitements discriminatoires voire de la violence de la part des directeurs, des enseignants et des autres élèves sont également mis en avant comme facteur aggravant.
Au niveau des communautés, les préjugés sur les rôles sociaux, les blocages administratifs, le faible engagement à lutter contre le phénomène de l’exclusion scolaire, l’insécurité et la vulnérabilité climatique entretiennent des situations de forte exclusion scolaire
III . Contraintes et opportunités

Etant conscients des délais relativement courts pour préparer une campagne nationale et compte tenu du peu d’expérience de Madagascar dans ce type d’initiative, le min de l’éducation n’a d’autre solution que d’etre pragmatique et faire dans la simplicité.

Compte tenu des contraintes budgétaires et fiscales qui pèsent sur le secteur public actuellement, et a fortiori sur les services publics de l’éducation, toute mesure nouvelle viserait à réduire les couts de scolarisation sur les ménages et a une grande échelle serait particulièrement difficile dans le contexte actuel. Il en va ainsi par exemple des mesures d’appui financier à destination des ménages et des écoles, dont la construction d’un nombre important de nouvelles salles de classes, la baisse généralisée des frais de scolarité ou la formation accélérée de tous les enseignants FRAM qui dément néanmoins des objectifs à réaliser sur le moyen terme. Toutefois, des mesures ont été prises par l’Etat en vue d’alléger la charge de l’éducation sur les ménage, parmi lesquelles la distributions de kits scolaires à tous les élèves des EPP pour la rentrée 2013/14, l’appui aux cantines scolaire dans les zones les plus sensibles, la prise en charge des subventions FRAM pour une très large proportion des enseignants non-fonctionnaires, ou le paiement des caisses écoles. Cela dit, il serait délicat d’exiger des parents des efforts financiers supplémentaires dans le contexte actuel, compte tenu de la charge importante des couts d’éducation qui pèse déjà sur les ménages
Le Plan Interimaire pour l’Education 2013-15 (PIE) récemment adopté par le MEN identifie l’amélioration de l’accès à l’éducation de base comme l’un des principaux axes stratégiques du secteur.Les mesures préconisées pour réduire le nombreuse enfants exclus incluent la sensibilisation des parents et communautés, la mise en place de dispositifs par le MEN de cours de remise à niveau pour les enfants déscolarisés ou non scolarisés de moins de 10 ans, et le développement des offres d’alphabétisation accéléréedu type ASAMA pour les 11 à 18 ans en partenariat avec les ONG afin de leur permettrede passer le CEPE et de continuer sur une formation secondaire, technique ou professionnelle. Cependant, ces initiatives sont relativement nouvelles pour le MEN et les dispositifs de réinsertion des déscolarisés ou non-scolarisé du MEN ne sont pas encore mis en place ou ne sont disponibles qu’au stade de l’expérimentation mais pas à l’échelle nationale.

Certains DREN sont déjà sensibilisées et actives sur le problème de l’exclusion scolaire : certaines ont initié la formulation dees plans régionaux de lutte contre l’exclusion scolaire et un certain nombre a également mis en place l’approche contrat-programme et aidé au développement de projets d’établissement pour les écoles primaires, incluant parfois le dressage d’une carte des enfants exclus au sein de leur communauté

Les partenaires et différents acteurs, y compris les autres Ministeres intervenant dans le secteur éducatif et ceux de la société civile ou du privé, ainsi que les PTFs, ont des expériences et une offre potentielle à apporter une campagne de scolarisation, que ce soit au niveau national ou local, il en va également des communautés et des associationsFRAM, lesquelles lorsqu’elles sont bien impliquées et sensibilisées, peuvent représenter une formidable ressources en appui à la scolarisation ou rescolarisation et à la rétention des enfants dans le système éducatif.

Conclusion :

Ce plan de campagne national, s’il démontre une bonne volonté et une certaine lucidité dans l’approche, reste une fois de plus dans le domaine des suppositions. Car dans la réalités, les services de l’administration servent à d’autre fin et il n’est pas rare de constater que des retards considérables des décaissements de salaires. Les raisons évoquées sont pour contrer les actions de propagande du MEN candidat. Prendre en otage des enfants en bloquant le système administratifs relève tout simplement du crime.
Les espoirs sont tournés vers ces bailleurs UN, et rattaché, UE et AFD mais ces organisations ne sont pas la pour remplacer l’administration d’un pays. Meme s’ils sont contraints de déployer tous leurs efforts pour atténuer les impacts de cette crise sur les enfants, ils ne pourront jamais se substituer à un une structure administrative défaillante.

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