Entretien routier – Une compagnie pétrolière pointée du doigt

Pourquoi ne pas le dire Haut et Fort ?

Normalement, Roland Ratsiraka n’a pas sa langue dans sa poche. Ou alors serait-ce encore un dossier… qu’il souhaite sortir plus tard ?

Il s’agit de la société Galana qui n’honore plus le le FER (Fonds d’entretien Routier) sous prétexte que Jirama lui doit beaucoup d’argent. Certes, cela peut sembler légitime, mais ils oublient que nous sommes les consommateurs qui avons payé ce FER et qu’ils ne sont que les collecteurs de ces fonds.

 

Publié par L’express Mada.com

 route

Le ministre des travaux publics, Roland Ratsiraka, a mis au poteau une compagnie pétrolière, pour expliquer le retard dans la réalisation des travaux d’entretien routier.

 

Vingt milliards d’ariary ou plus. C’est, selon les informations  émanant du ministère des Travaux publics, le montant des arriérés en  matière de taxe unique sur les produits pétroliers. Une situation qui,  selon le ministre Roland Ratsiraka, se répercute sur la réalisation des  travaux d’entretien routier.

Une compagnie pétrolière a été particulièrement pointée du doigt  comme étant la responsable. « Le non-paiement de la taxe unique prélevée  sur les produits pétroliers vendus, entraîne du retard dans la  réalisation des entretiens des routes. Et cette situation provient d’une  seule compagnie. Contrairement aux autres sociétés, cette dernière est en retard sur le paiement de ses arriérés. J’ai rencontré les responsables il y a quelques semaines, ils  ont une bonne organisation, et on peut également bien programmer nos  actions », a déclaré le ministre, hier, au cours d’une rencontre avec la presse  à son ministère, à Anosy. Selon des indiscrétions, une société d’État  doit également des dettes à cette compagnie.

Pour cette année, le fonds d’entretien routier est estimé à 40  milliards d’ariary, mais pour le moment, les appels d’offre lancés par  le ministère portent sur un total de 20 milliards d’ariary. Or, pour  entretenir toutes les routes, il faut un budget de 200 millions de  dollars par an.

Quant au budget total disponible pour les travaux de réhabilitation  et d’entretien, le ministère annonce une somme de 600 millions de  dollars acquis auprès des bailleurs de fonds, que sont l’Union  européenne, la Banque mondiale.

La loi des finances rectificative prévoit, par ailleurs, pour le  ministère des Tra­vaux publics, un budget de 167 878 265 milliers  d’ariary contre 77 938 427 milliers ariary dans la loi des finances  rectificative. « Sur les 12 000 kilomètres de routes à Madagascar, 22%  seulement sont en bon état, 30% en moyen état et 30% sont en mauvais  état. La réhabilitation de toutes les routes est estimé à 2 milliards d’usd. Le budget  disponible est donc insuffisant, mais pour combler le gap, le ministère  engage des dialogues avec les partenaires techniques et financiers », indique toujours le ministre, en ajoutant que ces derniers sont déjà  informés sur la situation des travaux publics. Des travaux ont été  toutefois entamés sur la RN2, RN4, RN7 et RN6. D’autres sont prévus pour  la remise en état des principales routes dont la RN9, RN3é, RN44 et  RN12 A.

 

Lantoniaina Razafindramiadana 

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